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Présentation du Projet : L'Histoire de Badrood à travers ses Poupées Ethniques
Présentation du projet à la Conférence internationale d'experts tenue en Mars 2016 relative aux poupées ethniques et à celles de Norooz au Musée National de Téhéran. Un projet tout spécial relatif à l'histoire de Badrood racontée par 150 poupées de chiffons portant nom, prénom et profession, cousues main à l'ancienne , a sollicité tous nos efforts, réconciliant par la même, les jeunes avec leur langue locale, leurs coutumes, leur histoire et leurs racines. Le Musée Dr. Rahgoshay s'est également engagé , non seulement dans le rétablissement du dialogue entre les générations mais encore dans la promotion du dialogue interculturel, par l'envoi dans le monde entier, d'un couple de ses poupées ethniques en tant qu'Ambassadeurs de la Paix et de l'Amitié. Enfin ce projet est source de revenus pour des femmes défavorisées.
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https://www.rahgoshaymuseum.com/fr/29-sections-fr#sigProGalleriaa966ed3c7c
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ACTUELLE CUISINE
Juste à coté du hozkhaneh se trouve l'actuelle cuisine avec une collection de plantes aromatiques et médicinales de la région.
Les pots en terre exposés devant la fenêtre étaient autrefois suspendus dans les fours à pain ou tanoor permettant ainsi la cuisson des repas.
https://www.rahgoshaymuseum.com/fr/29-sections-fr#sigProGalleria56b9b9b71e
SALON DE MUSIQUE
La pièce attenante à la cuisine s'appelle « mazif » ou pièce réservée à la réception des invités qui s'asseyaient confortablement sur des banquettes en briques garnies de coussins.
Cette pièce a été transformée en salon de musique où sont exposés des instruments traditionnels iraniens.
Les instruments de musique venant d'Iran ont connu une histoire difficile du fait de l'interprétation parfois ultra-orthodoxe du Coran par les chiites en ce qui concerne le rôle de la musique. Parfois tolérés, parfois interdits, ils sont restés très sobres, très petits et n'ont guère reçu de développement. On a encensé les vertus de discrétion et d'intimité pour justifier leur existence, à l'inverse par exemple des instruments indiens. Ils se sont de plus propagés dans d'autres pays grâce à l'influence de la culture perse.
Sont exposés :
- des instruments à cordes pincées comme Qanûn, Târ, Setâr et Tambur
- des instruments à cordes frottées comme Kamânche et Ghaychak
- des instruments à cordes frappées comme Santûr.
- des instruments à vent comme les Nay ( flûtes)
- des instruments de percussion comme Daf et Tombak
D'autres instruments internationaux figurent aussi comme le violon,la balalaika , la guitare et l'accordéon.
Le gramophone permet d'écouter toute une collection d'anciens disques microsillons.
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https://www.rahgoshaymuseum.com/fr/29-sections-fr#sigProGalleria19ad7268b8
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PANJDARI ou SHAHNESHIN
Un panj-dari est un élément traditionnel de l'architecture résidentielle persane traditionnelle.
Le mot vient de "panj" (cinq) et "dar" (fenêtre ou porte), signifiant alors "pièce à cinq fenêtres".
Par définition, un panjdari est une large pièce qui est souvent flanquée du talar principal de la maison et qui est souvent connectée à un large balcon, où cinq fenêtres contigües donnent une vue sur la cour principale de la maison.
De chaque cöté de cette pièce se trouve une autre chambre que l'on appelle goochvareh ou boucle d'oreille.
En termes modernes, cette pièce serait l'équivalent du "salon" de la maison. Cependant, les maisons traditionnelles persanes étaient très grandes et avaient de nombreuses pièces.
A Badrood, nous avons supprimé les cloisons intérieures pour en faire un très grand salon, divisé en trois parties de couleurs différentes : vert, bleu et rouge. Les lustres et tous les objets de décorations sont en parfaite harmonie avec la couleur dominante de chacune de ces parties.
Vous pourrez y voir un grain de riz sur lequel , Mme Leila Doostali, a écrit, de sa main, quatre versets du Coran !
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https://www.rahgoshaymuseum.com/fr/29-sections-fr#sigProGalleria946031bc7e
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MATBAKH ; DALAN IMAM HOSSEIN
Matbakh
C'est la cuisine traditionnelle dans laquelle on trouve deux fours à pain (tanour).On faisait cuire les repas dans de grandes casseroles en cuivre posées sur des trépieds en brique.
On conservait les galettes de pain cuites dans de grandes jarres en argile crue sur lesquelles on y posait un couvercle.
Les paniers des balances sont en paille recouvertes de cuir. A l'emplacement actuel du korsy à coté duquel une figurine est revêtue de la tenue traditionnelle de la région, on entreposait le bois pour alimenter les fours et fournir les braises des pipes à eau.
Les murs de cette cuisine sont couverts de suie noire et les sacs tissés ou noués, avec des motifs différents selon la région de leur provenance, permettaient de conserver le sel.
https://www.rahgoshaymuseum.com/fr/29-sections-fr#sigProGalleria5dd5586821
Dalan Imam Hossein
Sont exposés dans ce couloir, qui relie la partie birouni à la partie andaruni , tous les accessoires relatifs à la cérémonie d'Ashura (voir Hashti) et plus particulièrement du Tazieh.
Le Ta'zieh désigne en Iran un genre théâtral particulier, commémorant le martyre de l'imam Husayn, qui est joué uniquement pendant le mois de mouharram et à Achoura. Le chant et la musique y prédominent. Le mot d'origine arabe signifie « expression de sympathie, de deuil et de consolation » ou simplement condoléances1. Aux Xe et XIe siècles, sous la première dynastie chiite iranienne des Bwayhides , le Ta'zîeh prend une forme plus complète et solennelle.
Lire le lien externe : www.teheran.ir -Le Ta'zieh, théâtre religieux iranien, Babak Ershadi, « La Revue de Téhéran », N° 27, février 2008
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https://www.rahgoshaymuseum.com/fr/29-sections-fr#sigProGalleria4b1d26671a
Une reproduction du tableau de Mahmoud Farshchian « Zor-e Ashura » représente le retour du cheval d'Imam Hossein, sans son cavalier. Sa sœur , Zeynab, comprend alors que son frère a été tué ainsi que 72 membres de sa famille et de ses partisans. Ce tableau symbolise la souffrance des musulmans chiites.
Mahmoud Farshchian est un peintre iranien,maître de la miniature dont les œuvres sont de renommée mondiale.

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SARDAB
La partie sud de la cour est la plus fraîche en été. En descendant une dizaine de marches dallées on arrive dans le sardab, qui autrefois était la pièce essentielle de séjour car elle bénéficiait d'une température très agréable , grâce aux tours à vent, véritables climatisateurs avant l'heure.
Un Badgir ou « tour à vent » (en Persan: بادگیر) est un élément traditionnel d'architecture perse utilisé depuis des siècles pour créer une ventilation naturelle dans les bâtiments colonne). La différence de pression aide à remonter l'air chaud vers le sommet et à amener de l'air frais vers le bas de la colonne.Couplé avec les propriétés de la terre crue, le capteur de vent peut alors considérablement rafraîchir les espaces bas dans les maisons en pleine journée, permettant aussi de stocker l'eau à des températures extrêmement fraîches pendant les mois d'été.
Cette pièce a été transformée en Zurkhane. Zurkhaneh ou zourkhaneh (en persan: زور خانه littéralement : "maison de la force") est le gymnase traditionnel iranien; dans lequel est pratiqué le sport national iranien appelé Varzesh-e Pahlavani ou Varzesh-e Bastani.
La Zurkhaneh en elle-même, se présente comme une fosse octogonale d'environ 1m de profondeur, dans laquelle sur un sol de terre battue, s'entraînent les athlètes pahlevan. À la différence de la gymnastique pratiquée en occident, les exercices constituent un véritable sport collectif cumulant épreuves physiques et de souplesse, rituels spécifiques, et respect de règles morales et éthiques. Les Pahlevan évoluent au rythme du son d'un tambour joué par le morshed ou guide, lui-même assis à une place surélevée dans la salle.
La zurkhaneh est donc plus qu'un lieu dédié à l'exercice de la force physique ou de l'adresse. La zurkhaneh et le Varzesh-e Pahlavani plongent leurs racines dans la culture iranienne pré-islamique. Après la conquête arabe, sa pratique devint un temps clandestine et représenta alors une forme de résistance culturelle. Avec l'islamisation progressive de la société perse, cette résistance se mua en un soutien des valeurs chiites face au sunnisme. En outre, certaines qualités morales et valeurs chevaleresques sont requises de la part des pahlevans: courage, abnégation, et surtout foi et fidélité absolue au prophète et aux imams
Depuis ses origines, il a acquis les valeurs morales, éthiques, philosophiques et mystiques de la civilisation iranienne. Le Varzesh-e Pahlavani a donc évolué jusqu'à devenir une institution unique ayant incorporé la richesse spirituelle du Soufisme, les rituels traditionnels du Mithraïsme et l'héroïsme du nationalisme iranien.
Ses origines mythiques sont basées sur les récits de Ferdowsi dans le Shahnameh ("Livre des rois"). Les Pahlavans mythiques de cette époque se battaient contre les forces du mal. Le pahlavan légendaire de cette époque est Rostam, qui sauvait constamment l'Iran des forces du mal.
Le Morshed (signifiant "meneur" ou "coordinateur") dirige les exercices et les rythme à l'aide de chants épiques souvent tirés du Shah Nameh("le Livre des Rois"), de percussions effectuées avec un tombak. Une cloche (zang) accrochée à son côté permet de marquer le début et la fin des différents exercices.
Les pahlavan ("lutteurs") utilisent aujourd'hui les instruments suivants:
- Sang ("pierre" en persan), instrument de bois servant à remplacer un bouclier.
- Mīl, une espèce de massue.
- Kabbadeh, un instrument de métal ayant la forme d'un arc.
- Takhte, une barre servant à faire des pompes.
Dans le sardab de la maison nous avons une collection complète de tous ces instruments ainsi que des bermudas, tenue vestimentaire traditionnelle .Les tableaux au mur représentent des scènes des récits épiques du Livre des Rois de Ferdowsi, dont certains exemplaires sont exposés.
Les calligraphies au mur extraites de ce Shahnameh reprennent les mots Rahgoshay et Bad !
Les pièces de pierre noires et blanches comme le samovar, le brazier, les différentes coupes ou boîtes, les sabres et le tabarzin du dervish proviennent d'ateliers d'artisans et de graveurs de pierre de Mashhad.
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https://www.rahgoshaymuseum.com/fr/29-sections-fr#sigProGalleria9b53421900
BAHARKHOB
Les pièces situées au-dessus du sardab en affilade devant une terrasse à piliers s'appellent Baharkhob.
Une collection de vestiges de poteries de la région, avec ou sans émail , a été classifiée et datée par un éminent archéologue iranien, Docteur Abdolhamid Rezaie ainsi qu'un crâne d'une jeune fille d'environ 20 ans daté d'environ 2000 ans, avec toutes les caractéristiques de la race aryenne.
https://www.rahgoshaymuseum.com/fr/29-sections-fr#sigProGalleria37ad30dafa
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HAYAT GHERMEZ ; GALERIE QHAJAR
Hayat Ghermez
Les murs de cette cour interne et privée sont recouverts de torchis de couleur rouge provenant du village montagnard voisin d'Abyaneh.
En effet, les murs de cette cour carrée sont construits en briques de terre séchées, assemblées par un mortier d'eau, de paille, et de terre réalisant un pisé de couleur ocre ,liée à la richesse du sol en oxyde de fer (hématite). On remarquera une barre d'attache pour les chevaux ou les ânes. Un pigeonnier en briques agrémente les toîts plats.
La cour est constituée de quatre petits jardinets dont les mûriers apportent ombre et fraîcheur, autour d'un petit bassin aux céramiques bleu lapis lazuli.
Sur le plus haut mur, un tableau de faiences, de la fin de la période Qhajar , est une véritable nature pétrifée , une mosaique où s'entrelacent des arabesques ponctuées de fleurs.
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https://www.rahgoshaymuseum.com/fr/29-sections-fr#sigProGalleria9e1fcb8bc4
Galerie Qhajar
La pièce donnant sur la cour a été transformée en Galerie de photos de la période Qhajar.
La dynastie Qhajar règne sur l'Iran de 1786 à 1925. Cette période est marquée par la résignation de l'Iran devant les Russes et les Britanniques et le déclin du pays. La révolution constitutionnelle, suite à des mécontentements populaires nés de l'ingérence étrangère, des concessions accordées aux Européens, du déclin économique et des nouvelles idées de liberté, de démocratie et de « modernité », aboutit en 1906. Le jeune roi Ahmad Shah, idéaliste, démocrate mais faible, est incapable de garantir l'intégrité du pays et de faire régner l'ordre.
La dynastie Qhajar est alors destituée par le Parlement en 1925, en l'absence du roi Ahmad Shah, alors en visite en Europe.
Une figure de la dynastie Qhajar est très connue dans la région de Badrood, Il s'agit d'Amir Kabir dont le nom complet est Mirza Taghi Khan Amir-Nezam ( 1807 – 1852) qui était le chancelier de l'empire d'Iran sous le règne de Nasseredin Shah.
Il a aussi aidé Nasseredin Shah à monter sur le trône, ce pour quoi le shah le fit chancelier et lui donna sa propre sœur en mariage.
Les instruments de l'administration centrale furent révisés et Amir Kabir en assuma la totale responsabilité . De plus, Amir Kabir diminua les interférences des puissances étrangères dans les affaires domestiques de l'Iran.
Amir Kabir mit aussi en place de nombreuses réformes en Perse. C'est lui qui fonda Dar-ol Fonoun, la première université inspirée d'un modèle européen en Iran. Il soutint aussi la fondation du premier journal iranien, Vaghaye-e etefaghiyeh (« les événements »), et diminua de manière draconienne les salaires que les membres de la famille royale recevaient du trésor national, ce qui poussa ceux-ci, menés par la mère du Shah Mahd Olia, à inventer des accusations contre lui. Ces gens ont convaincu le shah de démettre Amir Kabir de ses fonctions et de l'envoyer en exil à Kashan . Plus tard, la mère du Shah et ses assistants lui demandèrent un ordre d'exécuter Amir Kabir, ordre qui fut promptement accompli dans les bains du jardin Bagh-e Fin à Kashan,à une quarantaine de kilomètres, au nord de Badrood. avant que le Shah ne puisse l'annuler. Amir Kabir en toute connaissance de cause accepta sans résistance l'ordre impérial. Il demanda simplement de choisir de quelle manière il allait être exécuté, ce qui fut accepté. On lui coupa les veines. L'université Amir Kabir de Technologie de Téhéran porte aujourd'hui son nom.
Sont exposées dans la Galerie plus d'une centaine de portraits des souverains de la dynastie,de femmes et d'enfants ainsi que des scènes de la vie militaire, religieuse et du quotidien.
Un recueil de correspondances d'Amir Kabir exposé dans cette galerie atteste de son esprit de réformateur .
https://www.rahgoshaymuseum.com/fr/29-sections-fr#sigProGalleria506ed6764e
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Calendrier des événements
- 21Sep Journée internationale de la paix ? 09-21
- 15Jui En mémoire de Hassan Kassai 06-15
- 12Jui Anniversaire d’Anne Frank 06-12
- 12Jui Journée mondiale contre le travail des enfants 06-12
- 05Jui Journée mondiale de l'environnement Un programme d'action 06-05






